Audience du 28 Octobre 1908

Entre Mme Marthe Caffot, épouse de Louis Pergaud, instituteur demeurant à Malpas, actuellement, et ci-devant à Landresse, demanderesse par assignation du premier septembre dernier enregistrée, comparant par l'avoué Bougeot, plaidant l'avocat Lanchy .

Contre: M. Louis Pergaud, instituteur demeurant ci-devant à Landresse, et actuellement sans domicile connu en France, ni ailleurs. Défendeur défaillant.

Ouï la demanderesse par l'organe de l'avocat Lanchy assisté de l'avoué Bougeot, et les conclusions du Ministère Public:

Le Tribunal, après avoir délibéré, statuant en matière ordinaire et en premier ressort.

 

Attendu que par exploit en date du premier septembre dernier, enregistre la demanderesse, a assigné Pergaud, aux fins de divorce, basant son action sur des excès, sévices et injures graves, dont elle aurait été l'objet de la part de ce dernier:

Attendu qu'à l'appui de sa demande Marthe Caffot a articulé des faits, dont elle demande à administrer la preuve: - Attendu qu'il est inutile de recourir à la preuve sollicité, en présence de la lettre adressée par Pergaud à sa femme le vingt neuf octobre mil neuf cent sept, de laquelle il résulte que le défendeur a quitté le domicile conjugal sans esprit de retour: que l'abandon du domicile conjugal est d'autre part établi par un certificat du maire de la commune de Landresse en date du deux août dernier, duquel il résulte que Pergaud n'a pas reparu dans cette localité depuis le sept septembre mil neuf cent sept: - Attendu que dans ces conditions il y a lieu de prononcer le divorce sollicité: -

Par ces motifs : - Donne défaut contre Pergaud qui n'a pas constitué avoué:- Prononce le divorce entre les époux Caffot - Pergaud, aux torts exclusifs du mari : - Le condamne aux dépens : - Dit que Pergaud devra payer à la demanderesse, à titre de pension alimentaire, la somme de trente francs par mois : - Ordonne la liquidation de la communauté ayant existé entre les dits époux, sauf le droit de la Demanderesse d'y renoncer, si elle le juge utile : - Commet Maitre Dufay notaire à Baume pour procéder à ces opérations : - Désigne M. Bouton, juge au siège pour les surveiller et faire rapport en cas de difficultés : - Commet l'huissier Henriot, de Baume, pour la signification du présent jugement.

Moyennant quoi il est pourvu sur les conclusions de la demanderesse,

Ainsi jugé et prononcé, à tour de rôle, à l'audience publique du vingt huit octobre mil neuf cent huit.

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