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- Amère solitude je
pendille en potence
- L'étendue de mes nuits,
espace confondu
- A plier sous le faix
qu'oppresse le silence
- Je vis et
désespère où le rêve est
rompu.
- .
- Ô la Cèze dormeuse
que j'envie votre lit
- Mon être qui me fuit aux
mânes s'est vendu
- Je lui berce l'adieu soufflant
ma poésie
- Il est déjà bien
tard mon monde trop perclus
- .
- J'arpente le déclin, se
décroît mon ivresse
- Une Agonie sans trêve que
forge l'aboulie
- L'ombre de mon destin en bien
pâle caresse
- Par ce miroir fantasque aux
mille reflets polis
- .
- Ton empreinte m'assiste, mirage
de vermeil
- Mais soudain tout se brise en
fond de barbarie
- Acidulé trumeau ,
consterné par l'éveil
- Bien condamné je suis,
le fiancé d'agrypnie.
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- Artal (Bagnols sur Ceze, le 19/01/08)
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