Dans les dernières pensées du poète Léon Deubel

A l'épitase

 

Tout ici bas passé puis doublé mon destin
Pourrait-on dire ami que la fleur a fané
Et j'ose sans frémir vous annoncer ma fin
Ce soir je passe douane y gagner l'empyrée.
 
Ma route s'achève et le rêve qui s'écroule
Enténébré naufrage de par ce monde impur
Je me veux en fuyard à distance des foules
Au large de la horde à croupir en clôture.
 
Mon âme indisposée s'en ira pour finir
Sans baluche au dorsal par les cieux éternels
Pénétrer l'Odyssée autre monde de lyre.
 
Pourrait-on croire ami j'ai le cœur transpercé
Je me voue au repos perdurable abyssal
Ce soir à l'épitase mes ailes je déploierai.
 
Artal (Bagnols sur Ceze, le 11 novembre 07)

 

J'aventure ma destinée
Par la plume et sa trainée.
Artal

 

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Copyright © novembre 2007. Gérard HARTALRICH (Artal)