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- Mes nuits les plus profondes
ont goûté ton absence
- Et les jours de grisaille
qu'enlaçaient mes printemps
- Infini sans madone, j'explorais
ta présence
- Les ondes dérisoires me
décomptaient du temps.
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- Je confesse la tristesse, mon
vécu consterné
- Les torturants fragments de ces
moments ténus
- Où nous posions nos
plumes à la douce clarté
- Sur ces iniques pages que nous
avions élues.
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- Ô bien jeune
féemuse j'ai bravé les effrois
- La frayeur des tempêtes,
j'ai goutté l'amertume
- Mais ce jour il me plait
à revoir ton minois
- Je te contemple ô flamme
au sortir de la brume.
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- Si le joug des hideux nous aura
fait grand mal
- Le souvenir soulage nos
misères sont nobles
- Les centons départis du
grand jeu déloyal
- Mais nous voilà
vengés de ces cœurs ignobles
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- Nos larmes et sourires ont
suivi les nuages
- Ceux qui portent au
désir la dangereuse ivresse
- Fulgurante vision je sculpte
des mirages
- Au ciseau de platine un stratus
de tendresse.
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- Artal (mai 08)
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