A toi Circé

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La poètoise émergera de la braise
Effaçant l’aria de son existence passée
Se donnant à son propre maître des fournaises
Telle une malandrine, renaître affamée.
 
Je te posséderai sauvageonne ailée
Ta gloire s’élever, toi en génuflexion
Sanglote tu le peux de larmes heurtées
Tu composeras sous peu, en toute tension.
 
Je suis l’art et tu n’es pas l’amour, je te veux
Dans la brutalité de mes jours, je saurai
Te tondre comme un fou toi souveraine circé
Qui trône au profane filou ambitieux.
 
Je garde au visage épuré de la diablesse
Un souvenir désenchanté que bas cerveau
Sanglant tailladé abandonné au caveau
En vers satinés tu façonneras altesse.
 
Artal (déc. 05)

J'aventure ma destinée
Par la plume et sa trainée.
G.Hartalrich

 

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Copyright © Décembre 2005.Gérard HARTALRICH