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- La poètoise
émergera de la braise
- Effaçant l’aria de son
existence passée
- Se donnant à son propre
maître des fournaises
- Telle une malandrine,
renaître affamée.
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- Je te posséderai
sauvageonne ailée
- Ta gloire s’élever, toi
en génuflexion
- Sanglote tu le peux de larmes
heurtées
- Tu composeras sous peu, en
toute tension.
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- Je suis l’art et tu n’es pas
l’amour, je te veux
- Dans la brutalité de mes
jours, je saurai
- Te tondre comme un fou toi
souveraine circé
- Qui trône au profane
filou ambitieux.
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- Je garde au visage
épuré de la diablesse
- Un souvenir
désenchanté que bas cerveau
- Sanglant tailladé
abandonné au caveau
- En vers satinés tu
façonneras altesse.
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- Artal (déc. 05)
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