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Il garde en son coeur le souvenir d'un passé, Comme une fleur belle et vigoureuse puis fanée Songes qui s'effaçent lentement dans le temps, car malade devenu il rêvasse en souffrant. Opaque, l'infini défilé des histrions Proches parents, alliés, complices et lurons Qu'une rengaine bruissée ventile leurs gloires Eclate en images le sombre reflet du miroir. Tu pars ce jour funeste au champ des morts Esseulé dans la bière portée de quatre forts Rallier la tribu des gisants familiers, Toi qui a donné la vie, père tu m'as leurré. Plèbe innocente des royaumes inconnus Chaque instant nous prions les âmes repues Que leurs vivants en ce bas monde mystérieux Avaient hanté l'imposant cycle fastidieux. Le sommeil éternel te portera aux confins, Dieu jugera comme j'ai osé, le mal, le bien Avais-je ce pouvoir acquis, d'élancer vers toi Mon géniteur, les foudres réservées aux rois ? Mémorables louanges d'une existence heureuse Ou Implexe registre, empreinte litigieuse. Du profond sillon buriné à tout jamais Jaillira le tourment que tu m'auras causé. |
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