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- Frileuse souffrance que
croise l'existence
- Frappé de
vertige le joyau se fait ombre
- Dernière
vibration se hâte mon enfance
- Le voile est teint de
noir et mon âme bien sombre.
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- La lumière du
jour blêmit en défaveur
- Miséreuse
étoile quand la lune sourit
- Au monde qui poursuit
je m'en vais pour l'ailleurs
- Adieu la parenté
je perçois la prairie
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- Proche est le
mystère du généreux
déboire
- Que vision bouscule au
fruit de la mémoire
- Ce soir je fuis
l'ombrée, cet occulte couvert
- Souvenance d'antan au
débours à l'an ver.
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- Sous mes pas se foule
la terre de l'exil
- Il faut céder au
cœur et chasser l'inutile
- Ce soir je fuis l'image
argentique passé
- La terre familiale en
laquelle est semée
- La cendre de mon
père sous l'arbre du baiser
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- Et toi mon
délice, ma bien jeune passion
- L'icône
réplique Dolcissima Vergine
- Je fixe ta
beauté du regard d'Avignon
- En berceur de
rêve de nos quêtes divines
- Où je puise
à grands seaux mots amers mais
féconds.
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- Loin des plaisants
séjours de nos moments chéris
- Vêtus de
légendes, céleste imagerie
- J'expire le fumeux dans
un dernier naufrage
- Sous le vague en la mer
une éternelle nuit
- Tempête
charnelle, hallucinant breuvage.
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- Saurez-vous
découvrir ce que cache le désert
- L'horizon est sans bord
au chemin solitaire
- De l'homme qui rumine
à sa morne faconde
- Sous le joug de la vie
les caprices du monde
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- Artal (Bagnols sur
Ceze, le 05 oct.-07)
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