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- Dans ce bouquet
tendu vous trouverez Madame
- Outre ces
quelques fleurs, mon cœur dans son
élan
- Des câlins
pour douceurs et les pleurs de mon âme
- Mes râles
douloureux… de n’être votre amant.
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- Vous fûtes
mon empire, en passant le royaume
- Vous fûtes
mon destin au conte d’aujourd’hui
- Dame
République, me comble votre baume
- Pour combien de
rompus, l’esprit enseveli
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- Entendez-vous ces
cris, ceux qui perdent patience
- Que tout nous est
étrange émouvant et discret
- L’épave
est trop petite et bien grande
présence
- Impitoyables mots
je ferme le volet
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- Et je sens la
fraîcheur du jardin qui s’esquive
- Dans cet immense
gouffre où règne la terreur
- Et l’amour sans
la foi, le fidèle en dérive
- Pensez-vous
Madame qu’il y croit au bonheur ?
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- L’absurde temps
qui court sur nos brèves
durées
- Dans ses ciels
étoilés le souvenir des
nuits
- Vertueuses
valeurs, elles me semblent
échouées
- J’ai
rêvé l’univers et vécu lourd
d’ennuis
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- Une gerbe de
fleurs je vous porte Madame
- Au Roi, à
l’Empereur au Président
placé
- Sur la base
exploitée , la promesse se
pâme
- J’ai la gorge qui
serre où les lys ont fané
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- Artal
(nov.2009)
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- membre de la
Société des poètes
français
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