crédit
photo: nicolas
fournel
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- Ami si tu entends le glas des
mauvais jours
- Sonner dans la brumaille et si
ta vue se couvre
- De nos aînés qui
pleurent sous le vol des vautours
- Au dessus de leur chair
à déchoir sous un rouvre
- .
- Ami fais leur silence ils
fixent les étoiles
- Fouillant dans la brillance un
mouvement du fruit
- De l'amour d'un enfant
trépas pour du gas-oil
- Dans les sables rougis du sang
de leurs petits
- .
- L'espace aux solitudes des
opaques tombeaux
- Qu'ici gît un
prénom, un corps qui porte nom
- Ils avaient un visage et
c'étaient les plus beaux
- Reposent ces vertus, les
cendres du brandon.
- .
- Là, au champ de la paix
leurs âmes confondues
- Ces fleurs de notre histoire
voyageurs du passé
- Toutes races de cause, si
jeunes dépourvus
- Ô claveaux d'effusions,
les avez-vous priées ?
- .
- Soyez hommes d'accords, des
enfants de la terre
- Qu'importe la couleur le sang
est bien égal
- Ami si tu entends ces buccines
de guerre
- De leurs faisceaux d'aubert,
dénie finir au bal.
- .
- Artal (Bagnols sur Ceze, le 21
janv.-08)
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