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- La Muse comme
étrangère de moi s’enfuit
- En des bras de trouvères
de son très jeune âge
- Et nous n’irons plus faire le
pas de minuit
- Qu’une pleine lune aurait
voué le présage.
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- Ces doux refrains que tu
fredonnais en mon cœur
- Alors que voyaient tournoyer
bien d’autres fées
- Sur le tapis des herbages
verdoyant nos ferveurs
- Comme lutte d’outrage aux
répons ailés.
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- A présent, notre belle
aventure s’achève
- Nos sentiments qu’une juste
rupture isole
- Pleurent de mille regrets en
fine gloriole.
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- A la postérité
j’offrirais mon lyrisme
- Ma frénésie
outrancière et mes vers sacrés
- La Muse passagère en
amour révéré.
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- Artal (déc.05)
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