L’aridité sans fin des plaines de sable… Sur ce sentier ensoleillé, je laisse parler mon cœur à la fleur d’une poésie arabe…

funeste farandole

 

J'avance dans les temps et je laisse ces nuages derrière moi
Une astérice lumineuse m'ouvre la chaussée et me conduit
 
Là où je vais proche du ruisseau courant qui longe le mont
Car mon sort je l'attends au fil des jours embaumés d'envie
 
Et je finirai couché au sol sur un paillot que tressera ma foi
Entre la terre et l'abandon car devenu bien inutile le conflit
 
Une lutte abolie quand l'astre céleste maintient l'agitation
De ce corps usé par la solitude de l'homme qui aura vieilli.
 
Le délectable cours d'eau sous les astres étincelants de joie
M'offre son chant mélodieux du galet qui va, roulant sa vie
 
Tout comme moi venu la tarir en cet endroit des dieux béni
Sous la palmeraie des sables aux fruits qu'honorent les rois.
 
Au déluge de la pensée je noie mes chagrins mais pourquoi
Faut-il que mon âme l'ombre de cristal se vende à la phtisie
 
Car j'affronte au silence mon sort dans son dernier convoi
En partance d'une terre d'Islam en des cieux d'un bel oubli.
 
Je meurs ce soir que ratisse la faux du destin en divagation
Née d'une funeste farandole et c'est moi qu'elle aura choisi.
 
Artal (avril 06)

 

J'aventure ma destinée
Par la plume et sa trainée.
G.Hartalrich (Artal)

 

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Copyright © avril 2006.Gérard HARTALRICH (Artal)