Impossible retour

Un affreux matin au lever
Tourmenté je découvrais
Il était là, me riboulait
Trois âges et tant d'années.
Le premier bien que foetus
Exhalait énorme angoisse.
Soucieux, tenace, résolu
De la vie il avait soif.
Le second encore adolescent
Sans vigueur fuyait mon regard
J'aurai voulu crier, mon enfant
Restait lointain, l'oeil hagard
Le serrer dans mes bras fortement
Mais voilà, il m'ignorait, absent.
Le troisième, beaucoup plus âgé
Observait les deux premiers
Haussant la voix, m'assaillit
Je suis bien là, et c'est fini
Ton passé, dit, qu'en as-tu fait ? 

 

Gerard Hartalrich

 

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Copyright © juillet 2005.Gérard HARTALRICH