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- En extase absolue, je
compose à la vie
- Et m'ouvre à la
prière quand la raison me fuit
- Au glas du
désespoir je costume le vers
- Les rimes
projetées où croise le
mystère.
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- J'écorce tous
les mots quand se délie ma plume
- J'ai la crainte du vœu,
je forge sur l'enclume
- Le diseur de
phébus sur un plat d'écritoire
- Ma lampe consume,
s'enflamme le grimoire.
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- Je chante à la
foule mes rengaines voilées
- Et aux fleurs du jardin
le feu de mes pensées
- Les florissants
désirs en parfums temporels
- Qui hantent mes ardeurs
souvent mêlées de fiel.
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- Mais le magistral art
aux chants de poésie
- Se découvre
à l'éden, l'éclat des
closeries
- Du chamelier pasteur
sous les rayons brûlants
- Me soufflant les
délices à l'infini du champ.
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- Ah ! fertile dessein je
bois le doux du temps
- J'abreuve ma raison que
comblent les bienfaits
- Aux tumultes du corps
je me veux dominant
- Tel l'un des purs
nedjdis que grandit le verset.
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- Je hume dans l'espace
intemporel attrait
- Caresse du propos
où s'édifie le beau
- Ne suis que
poète le prétendant abstrait
- Sous la lune
étoilée me moissonne la faux.
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- Va l'ombre lyrique
durer la fauchaison
- Boute encore la vie et
le coeur de ces roses
- Eblouies à
l'entrain des conteurs de faction
- Farder
l'éclatante, mélodie de la gnose.
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- Artal (août
07)
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