|
|
- A suivre cette pousse qui
embaume mon chemin
- Immortalisant une trace divine,
faste et féconde
- L'adragante en coulée
d'une substance sans fin
- Que produit la plus
chérie des gommes à la ronde
-
- La gomme d'absurdie
-
- Alors se veut la rime,
éclot l'alexandrin
- Notre tache sublime à
l'enfant du potin
- Qu'un prix de la vertu a
prôné la matière
- Caresses libertines la plume
hautement fière
-
- Palpiter de plaisir sous le
voile anodin
- Faisant reluire le bran, se
moquant du prochain
- Si la rime est raison, le
lâche veut radier
- Aux belliqueux poèmes le
couard va gommer
-
- Maghzen dans son palais efface
l'adversaire
- De sa gomme sacrée le
gouverneur de l'aire
- Doit grandir le gamin,
héros en tablier
- Est pour moi faste fête
quand je dois l'érailler
-
- Tu n'es plus qu'un mirage qui
se noie au sillage
- D'un afflux déferlant de
rimes du vieux sage
- Ton défilé des
astres se déploie prosaïque
- Et ricochent tes sauts,
terminer mosaïque
-
- Tes honteux maniements,
détracteur embusqué
- Aisément s'habituent
rechampir l'unité
- Tels Hugo, Molière et
autre illustre grand homme
- Chacun d'eux aura eu son
bouffon à la gomme
-
- Artal (mai 2008)
|
|