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- Parlons ici de
mots, leur beauté qui nous lie
- Quelques vœux les
plus chers à mes piètres désirs
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- Les prendre entre
mes bras les baiser dans le cou
- Fourrager leur
corsage, et triturer les seins
- Les goûter
tour à tour sur un fond de biniou
- Je les bois
à l’ivresse dans le creux de leurs
reins
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- Mais l’homme mal
pensant se donne à la beauté
- Les faits sont
avérés, je n’y suis pour
rien
- Le contact de nos
plumes fait le vers enflammé
- Et comble nos
désirs pour notre plus grand bien
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- Un faquin fou de
rage explore en acharné
- Le bout de
l’hémistiche avant le voir
éclore
- Au
théâtre d’en bas hurlant et
indigné
- Vos duels en
doublé ne font pas le record
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- Par deux
multiplié l’esprit dans son destin
- Âmes de
siamois qu’attache l’écriture
- Exhiber la
croisée le serment est divin
- L’apparat de
notre ère ne connaît de
fêlure
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- Jolie, vous
n’ignorez qu’au luisant des sentiers
- Le jour
décroît au trot, si dit je vous
invite
- Délivrons
nos accords, les spermo- d’encriers
- Notre monde est
branlant, Amie, Satan l’habite
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- Ah ! les mots qui
s’emmêlent, ô délicieuse
orgie
- La rime
émouvante perdue dans la mêlée
- Éphémère est
l’éclat mais intense l’envie
- De composer pour
elle en ma sente moirée
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- Comme un sable
mouvant vous aspirez le tout
- Polymnie de tous
cœurs qui nous offre le sien
- Un suprême
moment, duo en rendez-vous
- Préparons-nous pressants pour
l’auguste festin
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- Singulier
belliqueux, abreuve toi d’espoir
- Aux sources du
bonheur posées sur mon chemin
- Ô fragile
être atteint, la tache est un devoir
- Mais pas dans le
néant d’un éden sans jardin
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- J’écoute
le vaillant se promettant la gloire
- Au village des
saints, mystiques de l’entrain
- Ami des sans amis
dans la modeste foire
- Il n’est jamais
en reste s'obligeant mettre au plain
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- Que m’apporte ce
monde aux règles chancelantes
- Fades caprices
dame que suit divin dictame
- Ici l’alexandrin,
et là, plus belle flamme
- Mais laissons au
hasard les normes ascendantes
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- En âpre
limaçon il contemple le Râ
- Sa lumière
le frappe en l’immense silence
- Je sais, ses maux
voilés Dieu le soulagera
- Le flambeau
reconnu, lui, onde sans présence
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- Venez danser le
branle, ma guigue est accordée
- Sur terre du
Levant l’éden des naturistes
- Les sylphides
joyeuses et bière bien tirée
- Vous faut
guincher amis au bal des fabulistes.
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- Artal (sept 09)
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- membre de la
Société des poètes
français
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