|
|
- J'ai posé là mon
sac où je vis l'âme close
- Juste de ce temps libre
à composer ma prose
- Terré comme un garri
frémissant à bleuir
- Renfle la solitude, je m'offre
à son désir
- .
- Ma demeure est un vœu
rêvé artistement
- Quatre murs de pierres au
rempart adhérent
- Y ont musé les
fées, l'armide et la gorgone
- Diverses ombres ailées
que caresse l'épigone
- .
- Sainte Hannah envoûtante,
son captif paisible
- Dès qu'il traite sa
rime, la grâce indéfectible
- En génie vaporeux lui
vint porter l'amour
- Que maîtrise
agrémente l'inspiré troubadour
- .
- La plume duveteuse chante des
litanies
- A chasser la démence,
aux ardeurs réunies
- Nous préserver du mal
affermir l'hémistiche
- Qu'il est doux notre exil
où le vers se fait riche
-
- Il fut des nuits
troublées aux parfums de Circé
- Sous la douce lumière de
par le chant forcé
- Du merveilleux suprême,
l'extase melliflue
- Des ténèbres
félines où Géhenne conflue
-
- Bénie soit la
quiétude la verve est à l'ouvrage
- Mollement assoupie à
subir le sevrage
- C'est ici emmuré dans ce
cocon de plume
- Que l'esprit et la grâce
se lieront au volume
-
- La fortune bohème au bon
aise intérieur
- Le Garri en campagne
cloîtré tel un prieur
- Etageant ses rondeaux si
l'appui est foison
- Se grise le mulot, vous
dédier le frisson.
-
- Artal ( Bagnols/Ceze, le31 janv. 08)
|
|