Le zoête, la muse et la louve

 

Par ce vent qui fouette nos visages meurtris
Et le froid du grand nord qui descend jusqu’à nous
Les caprices du temps qui forgent le ciel gris
Le zoête attendri façonnera pour vous.
 
A la Muse Alsacienne ce bouquet de merveilles
Tel un joyau sacré dans les mains de l’orfèvre
Facetterai le vers dans les teintes vermeilles
Inlassable au labeur me mourir dans la fièvre
 
Mélodieuse Elodie bien étrange richesse
Réserve capitale des galantes toquades
Ton œil pris au détour en ce clin de tendresse
J’en recense le nombre et les offre aux décades
 
A la louve des bois Gwendoline d’Orsan
Un pétale de rose pour un cœur qui s’épanche
Deux versets de mots doux sur le fil de mes ans
Le couperet tomba mais j’étais sous la tranche.
 
Le nyûdogumo poursuivra son chemin
Par les cieux et tempêtes aux livrées de son jour
Sous les charmes velours le zoête est serein
Il butine la vie qu’il spécule au séjour.
 
Artal (Bagnols sur Ceze, decembre 07)

 

J'aventure ma destinée
Par la plume et sa trainée.
Artal

 

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Copyright © décembre 2007. Gérard HARTALRICH (Artal)