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- Ô mon Dieu, pourrais-je
encore composer la paix
- Alors que nos frères
meurtris, agonisent dans le sang.
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- A ceux qui reposent du sommeil
sans rêve, les sacrifiés
- Les armes ont-elles fait
oublier la douceur des jardins du Liban ?
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- Sous les lauriers nous gardons
nos cœurs inspirés
- Campés sur la
grâce assemblée des mots
éternels
- Quand leur absence nous
pénètre d'âpreté
- Une tendresse lénifiante
dans un feu démentiel.
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- Ô mon Dieu, pourrais-je
encore composer la paix
- Alors que nos frères
meurtris, sous les dents du caïman
- Quand tous ceux qui reposent
sans vie, les délivrés
- Ont arrosé de leur sang
les jardins du Liban.
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- Artal (juillet 06)
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