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- Mon pas lent chancelle au seuil
de la sombreur
- Des vastitudes
ténébreuses aux airs froids.
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- Le sindon sous le bras, las
j'appointe mes heures
- En aguets du terme fatal auquel
j'ouvre droit.
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- Prophète sur vos terres
je ne suis, mais j'irai
- Par appel d'un coucher de
soleil m'y enfouir.
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- Quand l'orémus du
muezzin je saluerai
- Pauvre en partance, mon
âme ira s'enrichir.
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- La murâ-qabah garde au
cœur son pollen
- Qui fertilisera ma famille, mes
enfants
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- Et j'arroserai de vos larmes
mon éden
- Car pour héritage j'y
laisserai mon sang .
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- Artal (mars 06)
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