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- L'onde ruisselante
qui sourit au soleil
- Se veut vagabonde de
Mouthe à la Saône
- En cascades ou
lacets il n'a pas son pareil
- Le conduit au grand
saut de l'âme qui rayonne
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- Aux sept heures
trente que carillonne Vaufrey
- Montjoie sommeille
encore se devinant à peine
- La verdure humide
bien en grâce dans le pré
- Et à l'aurore
qui flue la berge se veut reine
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- La sonnaille du
troupeau résonne ses accords
- Père Charles
en avant impulsant le folklore
- Vingt cinq
ruminantes, baveuses et nonchalantes
- Georges fermant le
rang active les galantes.
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- Vont les enfants
heureux sur le pas de la porte
- Saluer les fermiers
et bonjour à l'escorte
- Les mamelles
rosées des douceurs de la traite
- Voir les vaches
monter, l'aura est une fête
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- Un fier milan royal
nimbe l'épicéa
- Alors que le cincle,
plongeur et solitaire
- Se fait
pêcheur des eaux le bec face au caltha
- C'est l'elfe des
torrents qui siffle ses beaux airs.
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- Un gros bouquet de
fleurs parfume la terrasse
- Charmeuse fragrance
au nouveau jour d'été
- Le Doubs au
défilé posément se prélasse
- J'absorbe la
lumière et les tons verdelets.
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- Les essences
s'accordent au nu versicolore
- D'une chaste image
au fabuleux trésor
- Les sapins pectines
sur le commun des frênes
- Mordorent la
contré des vigueurs de sa graine
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- Et cependant, les
ombres en lignage de souche
- Pieusement
attachées aux tenures des couches
- Hantent les rives
hautes où Claudine repose
- Au sursis de sa
gloire en la pierre qui s'expose
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- C'est Montjoie Le
Château, culmine le donjon
- La terre des Caffot,
celle que nous aimons
- C'est Vaufrey en
Comté où dorment les
aînés
- Dans le champ du
repos dominant la vallée
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- Musant dans le pays
de Courbet à Pergaud
- Du cours de La Loue
à la forêt de Chaux
- Besançon dans
ses rues, la pâte du Morbier
- Je reste
l'entiché amant de Franche-Comté
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- Artal (juillet
07)
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