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Œillade La civilisation avide détruit ses richesses Peu soucieuse dans l'avenir bien incertain De sa descendance, la nouvelle espèce. Ses fils s'épanouiront hors le sein La mère nourricière qui les délaisse Tend les deux bras, invoque morphin. Luxure libertine, prends garde à toi Une planète déconfite, en haillons ira Réclamer la prose de maître Hugo, Les Gibus, tous les Velrans d'Pergaud Verlaine, Rimbaud, d'Aède à l'Hérédia. Gardez crainte de grâce, ayez foi. Tendresse maternelle, tu pleures tes fils Pauvres adolescents, qu'en as-tu fait ? Aux geôles de l'état, ils dépérissent Pour n'avoir su, bien les éduquer. Sous le gris plâtras, ils vieillissent Ces temps heureux, lumières de paix. Te souviens-tu, la délivrance fœtale Ce grand moment du bonheur total L'enfant nouveau né, ses pleurs Blond, brun, si petit, déjà rêveur ? Celui qui refera le monde, demain Dis, qu'en as-tu fait, du chérubin ? |
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