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- Ce soir tel un vieux guerrier
comptant ses blessures
- L'âme à son
chevet, son corps qui sent l'usure
- Qu'assiègent les ans et
la crainte d'une rupture
- Avec bravoure autant, fait face
vers le futur.
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- Combien lui plaît jouir
en ces plus beaux instants
- Et passer à ouïr,
les merveilleux moments
- Auprès de sa belle
bergère , au cœur dolent
- Fleur de beauté
messagère et charme séant.
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- Nul ne pourra remplir des seaux
de bon chagrin
- Si ce n'est notre sire du haut
de son destin.
- Traîtresse vie sans
audace, au mal tu appartiens
- Lui déchirer l'espace,
celui auquel il tient.
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- Et lors il pleure amour,
à sa grande douleur
- Car perdu à toujours et
pour son grand malheur
- Son âge de troubadour,
force du seigneur
- Il prie au dieu le jour, la
nuit à ses horreurs.
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- Artal (oct 05)
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