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.......................Proche Orient Sur les piliers du temple l'enfant a gravé Le nom de ses proches, morts déchiquetés. De haine et de colère, il burinait la pierre tapait du pied, hurlait, ejectait sa colère vers ceux qui lui avaient enlevé parents, frères, Amis, voisins, vie aux ascendants. Sur le mur blanc sali d'une vieille mosquée une prière aux siens, Abdoul y grafité, autant de haine et de colère, Allah, guerre Des mots sacrilèges envers nos pères, Vos frères, les amis, braves hommes, enfants. Ennemis des peuples arabes, mort à satan. Le rampart moisi des lamentations millénaires Temples et mosquées, belles oeuvres de lumière, Que la foudre balaiera jusqu'aux souvenirs Des deux frères ennemis programmés à périr. Pauvres bougres trahis, enfants des deux races, Pour chacun, n'y a-t-il pas assez de place ? Le temps qui a défilé sous la voute sacrée N'a jamais su faire taire les armes enragées Aux noms des dieux ils se pourfendent Mahomet et Isaac veillent sur leurs cendres. Martyrs des deux camps, reposez en paix, Là-haut, paradis pour tous, amour, gaieté. Sur les ruines du proche Orient, vaquent Scriptes et mécréants, dieux des arnaques, Hommes, femmes, soldats des deux clans Y puisent le reflet, l'horreur et le sang. Remugles en décombres, occis en surnombre Vois comme elle afflue, la montée des ombres. |
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