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- Je survis aux rais de la lune,
chaque nuit
- Dans le froid matinal et les
pluies hivernales
- Celles qui font de moi le
miteux délabré
- Cet homme sans joie, un
misérable traînier.
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- Au mois de Phoebe je vis proche
la dune
- Un insignifiant reclus, ni
rêve, ni thune
- Et pour seul compagnon, le
cador Lycaon
- Mon ami sans pedigree à
l'âme de griffon.
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- Plonge la mouette le repas est
pourvu
- L'étendue abonde du
poissonnet molue
- Quand s'active la
réfraction de mon esprit
- Aux tourbillons d'écume
d'un errant contrit.
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- Le chanteau de miche, seule
bâfrée du soir
- Pan de frometon et quelques
olives noires
- En ordre de tablée sur
la roche camarde
- Y apaiser la faim et la
gorgée soiffarde.
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- Par une grosse bouchée,
contemplant mes acres
- Quand l'étendue est
mienne cultivant le sacre
- S'ébrase le signe dans
la foi de mes vœux
- Surgir la messagère aux
ailes de feu.
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- Un sourire puis deux mots
gentils, une pièce
- La séraphine charitable
de l'espèce
- Séjournera à tout
jamais en ma raison
- Elle a vagué, m'ayant
comblé dans l'affection.
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- Donne l'aumône et ton
cœur de caritas
- Oblation d'une larme à
l'enclin du cas
- Qu'un instant de heur avenu du
hasard
- Suscite quelque ardeur chez ce
pauvre gars.
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- Artal (mai 06)
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