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- Regarde-le souffrir mon cœur
est en fournaise
- Au feu des mots sacrés
ne restent que les cendres
- Comme nos bois
d’été le diable est aux cimaises
- Tout fini par brûler tu
ne saurais comprendre.
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- Ce baiser qui délie le
poète du songe
- Sauras-tu l’accorder si la
plume le ronge
- D’un désir
insensé, façonner pour sa Muse
- Un rêve de rimes,
croisées d’échos qui fusent
-
- Les pétales ont
fanés je ne dirai plus rien
- Mes lèvres restent
closes affligées et soumises
- Aux parfums d’autrefois se
mêle mon chagrin
- Ô guide retiens moi je
perds mes emprises
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- Ton royaume est mon nid la
branche vénérable
- Hélas tu es partie sous
les ruisseaux d’oubli
- Ton âme me dévore
d’un amour vulnérable
- Au charme fier du fruit je
dépose ma vie.
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- Tu t’étais faite belle
à la soie et dentelle
- Tes souliers de satin la coiffe
enrubannée
- La colère dans tes yeux
et le regard cruel
- Pour toi ce soir Muse ma plume
aura chanté
-
- Tu leur diras adieu à
ces traits de joliesse
- Aux délicats
déliés et aspects de finesse
- Des points et virgules les
ratures de plume
- Vois mon geste défait se
tremper dans l’écume
-
- Le parcours est si simple me
faut changer de vie
- Je puise dans l’essaim un cœur
m’est consenti
- Trois gouttes de miel des rimes
à perte d'haleine
- J’ai fait l’effort ma mie j’en
garde une grande peine
-
- Le désert s’est fait
sable aux longues solitudes
- Du poète bédouin
qui songeait à la source
- Fontaine du mystère au
delà de la dune
- Je soignerai tes eaux sans
finir ma course
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- Etoiles jacassières ou
entends-je des voix
- Un long sanglot errant une
écharde du vent
- Qui pleure à sa
prière au rêve auquel il croit
- Un mirage du soir qui explore
le temps
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- Ô reflet d’apparat laisse
en moi flotter
- Ce rayon lumineux que m’offre
cette lune
- Frangé de blanc
nacré que dénoue l’empyrée
- Et les astres moirés qui
sourient à la dune
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- De vétilles est
nimbée mon âme mystérieuse
- Brûlante auréole
pourvue de trop d’atours
- Tu riffaudes mon Etre et le
cœur d’une pieuse
- Mon appel indistinct qui
réclame secours
-
- Ô Muse en distance ton
voile d’illusion
- Que souffle dans mon cri te
porte à la cime
- Oubliant mon poème qu’un
rêve au diapason
- Une nuit d’abandon a
poussé dans l’abîme .
-
- Artal
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