|
|
- Ce grisâtre
matin, brumeux, sans pluie ni froid
- Dans le Gard rhodanien
j'y découvre ma foi
- Après avoir
passé l'ancien porche ionique
- D'une église
romane au pur style gothique
-
- Ainsi venu puiser ce
droit au réconfort
- Vers la pierre sans
tache éclatante et baignée
- Des larmes des
pêcheurs se signant haut le corps
- Dans la maison de Dieu
en brebis égarée
-
- Descendant au narthex
en approche pudique
- L'esprit
interpellé par les forces mystiques
- Isis et Osiris
autrefois dans ce lieu
- Se caressaient à
moi d'une prière à leurs vœux.
-
- Je me vis dans
l'instant en ombre bien étrange
- Parmi les
ténèbres, l' occulte de l'errance
- Vagabond de
l'éden qu'accompagne son ange
- Le bonheur fut si
grand, me reste l'espérance.
-
- Au levant de l'obscur
vers la Vierge Marie
- Dans la sainte chapelle
aux cortèges bénis
- Ma flamme emplie
d'amour se sera transportée
- L'espoir, mon oraison,
aux lentes voluptés
-
- Mais voilà bien
grand temps que la messe était dite
- J'y ai
brûlé un cierge à la plus douce
Dame
- Puis quelques mots
bruités en requête à Baptiste
- Aurai-je trop
demandé pour la terre et ses âmes.
-
- Artal (Bagnols sur
Ceze, le 05 oct 07)
|
|