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- Aux brunes Arabes et les
blondes Berbères
- Je dédie ces quelques
strophes, ces pauvres vers.
- Mais quoi de plus beau quant
à rafraîchir ma vue
- Moi qui suis vieux, une ruine,
bien abattu.
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- Je ne monte plus mon nedjdi de
bon lignage
- Et mille fois, ma langueur a
humé la rage
- Quand l'union de vos joies se
voile dans mes pleurs
- Attise mon chagrin et me perce
le cœur.
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- Je porterai le fardeau de la
solitude
- Et celui des ans, je penche de
lassitude.
- Combien longtemps j'ai
dressé la couche du soir
- A vous attendre, en extatique
espoir.
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- Et je savourais la
volupté de vos âmes
- Dans les rythmes orientaux
d'inlassables flammes
- Quand fleurissait la rose aux
abords des cimes
- Pour se faner, le chibani, en
fond d'abîme.
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- Artal (août 06)
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