Sous le hallier
 
L'homme, reconnu comme tel, créature bestiale,
Se veut parodier à l'égal d'un piètre animal
En l'occurence butor et suscite son orgasme.
Saura -t-il un jour s'apprivoiser notre mâle
Que déchoit son vice d'hobereau bien misérable
Au pédoncule aventureux butinant à la flamme.
Le friand n'attend point, le volage de même
Quelque soit la pâture, la chair il la broute
Ne se souciant du voisinage, furetant harem  
Proie enfantine et belle descente de croupe.
Là, sera non pas un conte, fable ou fiction
Mais l'histoire véritable d'un ingrat micheton. 
 
Par un beau soir d'été, côtoyant les sentiers
Tel un braque, me mit tout à coup aux arrêts.
Le hallier bruissait quelques accords obscurs,
On n'aurait su distinguer à la juste mesure
S'il s'agissait d'un animal blessé ou encore
D'un quelconque personnage au râle de la mort.
Comment aurais-je pu aborder l'épais taillis
Isolé, de nuit, que peur au flanc avait saisi.
Blotti, j'attendis dans le parage ci-devant
Afin d'y déceler la source des geignements.
Mon attente ne fut pas vaine, quinze minutes
A peine, que du fourré, l'attractif s'exulte.
 
L'allégresse ne dura point. J'avais largement
Angoissé, vacillant, dévisagé mes soupirants
Qu'à ce soir, leurs figures bien familières 
Avaient jusque là masqué l'odieuse misère.
Point de stupre hué dans le commun salop
Qu'un naturel besoin de caresser Margot
Incrédule libertine, fille de rien, de joie 
Bien douce ataraxie vint à braver l'endroit.
Mais là, est-ce banal routinier,quémandeur
que sur la couche, notre audacieux jouisseur 
Vint s'immiscer au plaisir interdit de rose ?
Le fourbe, notre curé, cet homme de cause.
 
		Gérard Hartalrich
 

 

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