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- Tu auras hanté les
plages et les quartiers
- Piétiné les
sables marins et les galets
- Lié à l'organique
l'art le plus abstrait
- Quand fuyait sur la toile, la
sublimité.
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- Cette mémoire des jours
heureux, toujours là
- Le rivage était
l'énigme, le cadre plat
- Antibes des peintres, l'art fut
le potentat
- Le salon Picasso, nous en
rêvions n'est-ce pas ?
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- La dorade en grappe, les
acryliques fuchsia
- Embaumaient la pièce des
effluves de glas
- Alors que nous jaspinions tous
deux comme ça
- Toi, les pinceaux dans la main,
moi, le regard gras.
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- Ah, souviens t'en, nos
soirées vernissages
- Tu étais l'artiste
génie et moi le sage
- Du signe rêvé, le
poisson que tu as aimé
- Peinturé, dessiné
et d'affect gratifié.
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- Dans la foule tu étais
l'art et moi Artal
- Le peintre des grandes
surfaces, magie blanche
- Comme disait André
Villers, photographe génial
- Messe lumineuse et bla-bla-bla,
l'aisance.
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- J'immortalise nos confessions,
nos échanges
- J'accole aux reliques un doux
baiser de grâce
- Quand je te sens toute proche,
guide et mon ange
- En coexistence de mon obscure
trace.
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- Artal (oct.-06)
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