|
|
- Je rêve à composer
sur ces murs de craie
- Tous les charmes de mon pays
délaissé
- Car je garde cette nostalgie
revêtue
- Comme d'un sombre enduit
funeste, déchu.
-
- Force blanche des
façades du grand Alger
- Qui ont vu mon pas si souvent
le piétiner
- Mon école et
l'église, tangible culture
- Encor abondante en la mystique
voussure.
-
- Le souvenir collé du
peuple au départ
- Ce triste Ville de Tunis et
pourtant si beau
- Une poignée de marins
larguant les amarres
- Je nous revois, hâve, le
dock était si chaud.
-
- Je chasse mes chagrins au loin
vers l'horizon
- Malgré les fleurs des
jardins qui font les saisons
- Les youyou des fatmas et les
valses d'antan
- Amertume, que sont devenus tous
ces gens ?.
-
- Fort de mon amour pour cette
terre sacrée
- J'offre à la
crèche, mes rêves orientaux
- Une chapelle de foi,
côtoyant la mosquée
- Deux tombes de faïence
pour deux esprits égaux.
-
-
- Artal (sept.-06)
-
|
|