|
|
- Allons pâle vaincu chante
et que l’accord soit
- Pour apaiser ma rime de ta
courbe un dessein
- Tandis que ton boulet enrichira
mon toit
- Toi esclave tu peines et moi je
suis serein
-
- Reste au seuil de la porte
mirer ton maître temps
- Tu n’as que la misère,
lui, plaisir et pécune
- Et le chapeau bien bas tu
stagnes en contretemps
- Sur la lèvre ton vers
emprunté dans la rune
-
- Toi le rimeur d’espoir sans
projet d’avenir
- Car le champ t’est ouvert
où s’étoilent les cieux
- Dans leurs flancs
généreux tu glisseras pourrir
- Je me busque en extase, moi qui
suis déjà vieux
-
- Tes couleurs sont fanées
tu regardes nerveux
- S’achever le combat, tu as
perdu l’amie
- Ta nuit descend au pas des
amours malheureux
- Tu manques de splendeur
émouvante élégie
-
- Artal (Bagnols sur Ceze le 19
juillet 08)
|
|